Une première en Corse : le géoradar en appui à la gestion des problématiques d’érosion marine ! 11 juin 2026

C’est dans le cadre d’une étude en partenariat avec la DMLC (Direction de la Mer et du Littoral de Corse) sur le site d’Aregno, en Haute-Corse, que cette opportunité s’est présentée. Déjà utilisée dans d’autres régions, cette technique d’exploration a permis d’identifier les structures internes du cordon littoral et de reconstituer son histoire morphosédimentaire. Ces informations sont essentielles : comprendre le passé pour mieux prévoir le futur et améliorer la gestion des aléas côtiers.

Mais le géoradar ou GPR (Ground Penetrating Radar), c’est quoi ?

Il s’agit d’une méthode d’investigation géophysique qui permet d’imager rapidement et de façon continue les structures sédimentaires dans le sol. Les mesures se font de manière non-intrusive et non-destructive de l’environnement qui nous entoure. Cette méthode repose sur l’émission, la propagation et la réflexion d’ondes électromagnétiques à différentes fréquences dans le sol. Le signal perçu en retour permet de visualiser les différentes interfaces et les hétérogénéités sédimentaires présentes dans le sol (forme des dépôts, leurs épaisseurs, leur architecture interne).

Cet outil a déjà été mis en œuvre en Nouvelle-Aquitaine, en Vendée, à Saint-Pierre et Miquelon et en Guyane. Plus d’informations ICI.

Pour venir cartographier toute la zone, un quadrillage a été réalisé sur l’ensemble de la plage, avec des profils cross-shore (perpendiculaires au rivage) et longshore (parallèles au rivage). Le géoradar, avec ses seulement 5 kg, est trainé sur la plage pour tout le long de la mesure.

Dans le cadre de ce projet, l’objectif était de comprendre l’histoire morphosédimentaire du cordon sableux d’Aregno, et c’est mission réussie !

Nous espérons pouvoir réaliser d’autres projets en sa compagnie !